Jusqu’au début des années 90, certaines couches de roulement ont été réalisées avec des enrobés contenant des fibres d’amiante, généralement du chrysotile, à une teneur d’environ 1 % de la masse sèche. On estime la production de ce type d’enrobés à 0,4 % de la production annuelle d’enrobés à cette époque.

En ce qui concerne les HAP (Hydrocarbures), les fortes teneurs en HAP peuvent provenir de la présence de goudron (le goudron provient de la distillation de la houille, alors que le bitume provient de celle du pétrole), fluxant ou autres dérivés houillers présents dans certains liants d’enduisage ou de couche d’accrochage. Leur présence à une teneur élevée limite la réutilisation des agrégats d’enrobés en recyclage à chaud dans des enrobés.   Les goudrons ne sont plus utilisés depuis 1993 et les dérivés houillers  depuis 2005.

Dans le cas des travaux du SICTIAM, les travaux de Génie Civil se déroulent sur des routes ayant été construites avant l’interdiction d’usage des fibres d’amiante mais aussi avant l’interdiction du goudron. Un diagnostic est donc nécessaire à effectuer sur la totalité des tronçons où du Génie Civil va être réalisé.

 

A ce jour, les diagnostics amiante ont été effectués sur la partie du Génie Civil en cours et a consisté à effectuer 384 carottages représentant 664 analyses, les analyses se faisant par couche homogène. L’emplacement des carottages a été défini de manière concertée avec l’entreprise retenue. Les carottes ont été prélevées par des campagnes de réalisation vallée par vallée, référencées et analysées en laboratoire.

Les résultats ont montré que sur la totalité des tests, il n’y a pas de présence d’amiante. Par contre, les résultats ont montré pour 87 analyses, des seuils de HAP nécessitant le stockage des déchets d’enrobés dans des centres de stockage appropriés. De plus, 42 échantillons ont montré que la réutilisation des déchets d’enrobés ne pourra se faire que dans le cadre d’une réutilisation à froid.