Le rapport BELOT, du nom du député de Maine-et-Loire qui a coordonné le document « de la smart city au territoire d’intelligence(s) » remis au Premier Ministre le 18 avril 2017, ouvrira-t-il la voie à de vraies smart stratégies publiques ?

La smart city devrait être une chance pour les territoires. En partant des vrais besoins de l’usager/citoyen, la ville intelligente devrait permettre d’améliorer les services publics.

Il y a un double enjeu à aider les collectivités territoriales à se développer de façon “smart” : un enjeu pour elles-mêmes et leurs habitants, et un enjeu économique pour les entreprises.

Or, pour que les smart cities se développent au profit de tous, il faut réinventer des gouvernances ouvertes, créer des plateformes neutres, garantir la confiance et l’égalité. La stratégie « smart city » vise donc à renforcer le pouvoir de tous les acteurs de la ville, les associer plus étroitement à la décision publique, permettre que la ville profite de toutes les intelligences.

À cette fin, plusieurs mesures sont proposées dans ce rapport : doter les EPCI d’une compétence sur la donnée, qui sera le socle de la smart city ; redonner une compétence économique aux EPCI pour leur permettre d’accompagner les innovations territoriales ; réduire le risque juridique de la commande publique ; favoriser les mutualisations entre collectivités et enfin, multiplier les formations pour que l’ensemble des décisions qui entourent la numérisation des services publics locaux puissent être prises de manière éclairée.”

L’essentiel cependant est de placer l’usager au cœur de la stratégie publique, de chercher à répondre à ses besoins, et de concentrer les efforts à la mise en place d’une « expérience utilisateur » riche, positive et inclusive. En remettant l’habitant, le citoyen, au cœur de la démarche publique et en acceptant de construire cette démarche avec l’ensemble des acteurs volontaires, la ville deviendra alors plus intelligente.