Lors du Sommet IA des Élus – WAICF 2026, les 12 et 13 février, une conviction forte a traversé les échanges : l’intelligence artificielle ne peut se développer sans maîtrise technologique, juridique et organisationnelle.
La souveraineté numérique, une question concrète
La souveraineté numérique n’est pas un concept abstrait : elle se traduit par des décisions très concrètes, dès le départ :
- Où sont hébergées les données ?
- Sous quel cadre juridique ?
- Quelles garanties contractuelles ?
- Quelles capacités d’audit et de contrôle ?
- Quelle réversibilité réelle ?
Avant d’intégrer l’IA, une administration doit connaître ses données, les classifier, structurer leur gouvernance et sécuriser leurs usages. L’intelligence artificielle change l’échelle et la vitesse : elle met immédiatement en lumière les écarts de maturité existants.
Gouvernance et approche métier
Autre point central : raisonner par objectifs publics et besoins métiers, et non par effet d’opportunité technologique. Cela implique :
- Une gouvernance consolidée
- Une charte IA claire pour les usagers
- Une politique IA formalisée pour les utilisateurs du Système d’information
- Une montée en compétences internes durable
Merci aux intervenants
La richesse de cette table ronde a été rendue possible grâce aux expertises suivantes :
- Constance Nebbula, Vice-Présidente du Conseil Régional des Pays de la Loire en charge du Numérique et de l’Intelligence artificielle, Présidente d’Open Data France
- Christophe TORRISI, Colonel de Gendarmerie Nationale, conseiller aux affaires territoriales et référent intelligence artificielle auprès de la Région de gendarmerie PACA
- Laurent DUBLING, Chief Information Security Officer (CISO) as a service – Infotel
Un remerciement particulier à Farouk Raïs, Délégué La French Tech Côte d’Azur, pour la modération de cette séquence stratégique au service des territoires.
L’IA dans le secteur public se construit sur des bases solides : compréhension des données, gouvernance claire, maîtrise juridique et montée en compétences. Sans ces fondations, il n’y a ni transformation maîtrisée, ni souveraineté numérique.