« Parler d’intelligence artificielle pour les collectivités, ok. Mais par où commencer ? »
C’est la question que s’est posée Stéphanie BUSTORI, directrice adjointe à la relation adhérents du SICTIAM, lors de la 3ᵉ et dernière table ronde du Sommet IA des Élus – WAICF (World AI Cannes Festival). Une interrogation directe et partagée par de nombreux élus et agents territoriaux.
Si l’intelligence artificielle occupe aujourd’hui une place centrale dans les débats publics, sa mise en œuvre concrète au sein des administrations locales soulève des enjeux très opérationnels : budget, organisation, compétences, gouvernance, sécurité, accompagnement au changement.
Pour y répondre, plusieurs expertises se sont croisées :
- Paul SGRO, directeur adjoint chargé des Opérations au SICTIAM et ancien Directeur Général de La Maison de l’IA,
- Diana SEBBAR, directrice de l’Institut 3IA Côte d’Azur,
- Jennifer LAVIGNE, consultante et formatrice IA chez Onepoint,
- Patrice MEIGNAN, Hibyrd.
Un point d’accord s’est clairement dégagé : la transformation par l’intelligence artificielle dans l’administration commence par la formation.
Former largement. Former durablement. Former collectivement.
Cette démarche concerne non seulement les équipes de direction ou les services numériques, mais l’ensemble des agents. Car l’IA n’est pas un simple outil technologique : elle impacte les processus, les méthodes de travail, la production documentaire, l’analyse des données, la relation aux usagers et l’organisation des services.
Sans acculturation généralisée, il ne peut y avoir ni appropriation, ni sécurisation des usages, ni transformation maîtrisée.
Avant les outils, il y a la compréhension.
Avant les projets, il y a la montée en compétences.
Avant la transformation, il y a la pédagogie.
Pour les collectivités, commencer par la formation des agents, c’est poser les bases d’une démarche responsable, structurée et durable. Le Sommet IA des Élus l’a rappelé avec force : l’intelligence artificielle ne se décrète pas. Elle se construit, collectivement.